Pour qui prend du recul, chaque façon de trouver l’amour est l’occasion d’observer de cocasses situations. Concentré de rencontres, le speed dating peut-être plus que d’autres…

Ce post est la traduction d’une interview de Meghann Artes la réalisatrice de Speed Dating. Elle est écrite par Dragonframe le logiciel de stop-motion utilisé notamment par le studio Aardman, et retranscrite ici, avec son aimable autorisation. (l’interview originale – date de post 22 nov 2015).

 

Avant de lire l’interview…

 

En 11:10 découvrez Speed Dating !

Image du court métrage Speed DatingVera Long pour Dragonframe: parle-nous du process de l’équipement et des défis de ce tournage.

Meghann Arte: Speed Dating a été entièrement filmé en utilisant le logiciel Dragonframe sur un portable Mac et deux iMac avec plusieurs Canon 6D et caméras 7D DSLR. Certaines installations prenaient deux à trois heures avant d’être terminées et nous avons poussé à bout les iMac – parfois même tant, qu’on a du entourer les ordinateurs de packs de glace pour les maintenir frais et fonctionnels pendant qu’on bataillait à finir la prise de vue. Nous avions aussi une bonne équipe – des animateurs, un directeur de production, un directeur artistique, un ingé lumière, un service artistique, toutes les postes normaux pour une équipe de film. 

Le tournage a pris environ douze jours. En post production, j’ai utilisé Final Cut Pro pour faire un découpage grosse mailles et je suis passée à After Effect pour terminer les animations additionnelles et les effets visuels. Le film a pris 2 ans entre sa conception et sa sortie finale.

Qu’est-ce qui a inspiré ce court?

En termes de style, cela vient de plusieurs sources, mais deux particulièrement. Je suis très influencée par le travail incroyablement farfelu de Jan Švankmeyer, particulièrement pour son penchant pour l’absurde et le grotesque. Sinon pour les rendus visuels que j’aime, j’apprécie le travail de Jean-Pierre Jeunet surtout dans Delicatessen et Amélie Poulain.

En termes de scénario, j’étais dans une phase ou le travail était vraiment prenant (je venais juste de finir ma deuxième année d’enseignement à l’Université DePaul à Chicago) et ça faisait longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de faire un film. A la recherche de l’inspiration, j’ai ouvert une bouteille de vin, j’ai appelé une de mes meilleures amies et on a commencé à se raconter nos souvenirs de la période ou on speed date-ait. On a dérivé sur le sujet du rendez-vous amoureux en général et de nos souvenirs des fois ou ça a été loin d’être parfait. Presque tout le monde a eu une expérience comme ça. J’ai compilé quelques unes de nos histoires les plus saugrenues et j’ai commencé à y ajouter mon grain de sel. J’ai une tendance à pencher vers l’absurde, donc mon esprit s’est lâché sur toutes les choses dingues qui arrivent aux gens qui recherchent l’amour.

Quelle feature de Dragonframe as-tu trouvé la plus intéressante dans un stop motion avec jeu d’acteur?

Nous avons utilisé pas mal de bonnes features de Dragonframes mais nos favorites sont l’onion skinning et la possibilité de dessiner sur chaque image qu’on tournait pour nous aider à guider les mouvements. La possibilité de tracer des repères nous a vraiment aidé pour les mouvements de caméra complexes. Nous avons apprécié aussi pouvoir sortir des scènes que nous venions tout juste de tourner sous format quicktime pour savoir si ça passerait dans le film avant d’épuiser les acteurs. La possibilité aussi de pouvoir jouer la vidéo à des cadences d’images différentes nous a pas mal aidé.

Scenes du tournage de Speed Dating crédit: Dragonframe

Tournage de Speed Dating (crédit Dragonframe)